L’auteur, Jean-Paul Brobeck, est mulhousien.
Né dans la cité, à l’ombre du clocher St Joseph, c’est un véritable « Citewàgges »,
mot qui désigne les gamins de ce quartier.
Mais la famille est issue du Sundgau : la province du Sud,
là, où viennent s’échouer les dernières collines du Jura.
Un pays qui n’en finit pas de monter et de descendre ; de changer de nationalité aussi.
Un pays où la vie était rude.
Jean-Paul est un homme-orchestre qui a exercé plusieurs professions.
Donnons lui la parole :
« Je me suis toujours laissé guider par mon cœur et mes passions sont devenues des professions.
J’ai commencé normalien et instituteur
Après avoir couru le monde, j’ai fini à Lille comme professeur de photographie et l’Ecole supérieure de journalisme
et professeur de l’Enseignement technique.
Le dénominateur commun de toutes mes activités : une chose importante : transmettre le savoir.
Mais, comme tout alsacien qui se respecte, le mal du pays me taquinait journellement.
Alors, un soir, je me suis assis devant une feuille blanche, la tête pleine d’histoires et de souvenirs.
Les histoires que je raconte sont véridiques. J’ai partagé la vie de tous mes personnages.
Alors j’ai décidé de les faire habiter le même village. Inutile de chercher le village sur une carte.
Ce village n’existe que dans ma tête et dans mon cœur car je ne veux faire de peine à personne
et permettre à chacun de se retrouver dans ce livre.
J’invite le lecteur à venir partager nos petits secrets ; je me propose de le faire rêver, verser une larme parfois,
et rire aux éclats souvent. Tôt ou tard, viendra le moment où il se sentira en communion avec les Alsaciens.
Il y a en Alsace des mots tout simples mais magiques.
Ja ! Ja !( prononcez Ya ya) que l’on peut traduire par un « et oui » !
Ces deux mots-là sont capables d’exprimer toute la palette des sentiments.
Le secret réside dans la façon de les prononcer.
Quand, au fil des pages, vous aurez appris à dire « Ja ! Ja !, vous comprendrez l’âme des gens de cette province
et vous serez devenus un peu alsaciens.
Qui sait, ce jour-là, je vous inviterai peut-être à déguster une bonne choucroute.»